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Pompe à chaleur sol-eau : quelle est la différence avec la pompe à chaleur géothermique ?

Les pieds nus d'une femme sur un plancher chauffant.

Pompe à chaleur sol eau, géothermie : quelle est la différence ? Comment fonctionnent ces technologie de chauffage qui utilisent les énergies renouvelables, et avec quel rendement ? Quelles sont les options possibles, et quels sont les prix en 2026 ? Voici notre guide complet pour bien choisir l’option de pompe à chaleur adaptée à vos besoins. 

Comment fonctionne une pompe à chaleur sol-eau ?

Le fonctionnement d’une pompe à chaleur sol-eau consiste en l’extraction des calories présentes naturellement dans le sol (à une certaine profondeur) au moyen de sondes géothermiques, en leur amplification et en leur diffusion dans le circuit de chauffage d’une maison

Dans le détail, ce processus s’effectue en 3 temps

  1. Un fluide caloporteur circule dans le réseau enterré (capteurs horizontaux ou sondes verticales) et absorbe les calories de chaleur présentes naturellement dans le sous-sol, où les températures sont stables toute l’année.
  2. Sous l’effet du compresseur de la pompe et par un transfert de calories, celles-ci sont réchauffées pour atteindre la température souhaitée, 
  3. La chaleur est alors transmise à l’eau du réseau de distribution du chauffage de la maison (radiateurs, chauffage au sol) et/ou pour l’eau chaude sanitaire. Le cycle recommence lorsque le liquide caloporteur a refroidi et qu’il retourne dans le sol. 

Quel est le prix d’une pompe à chaleur sol-eau ?

Le prix d’une pompe à chaleur sol-eau est assez élevé : comptez en moyenne entre 20.000 € et 30.000 €, voire plus en fonction des contraintes techniques. Ce coût plus élevé que pour les autres types de pompes à chaleur s’explique par les travaux d’installation qu’elle nécessite. 

En effet, l’installation comprend de lourds travaux de captage : soit des forages profonds pour les sondes verticales, soit un terrassement étendu pour les capteurs horizontaux. Cela requiert du temps, de la main d’oeuvre et des engins de chantier. Le prix final de l’intervention varie légèrement selon la profondeur ou l’étendue des captages. 

Schéma présentant les différents types de pompe à chaleur géothermiques

Y a-t-il une différence entre une pompe à chaleur sol-eau et une pompe à chaleur géothermique ?

Oui, il existe une différence entre une pompe à chaleur géothermique et une pompe à chaleur sol-eau : c’est la manière dont la chaleur est extraite du sol. Il existe deux grands types de pompes à chaleur géothermiques : les pompes à chaleur sol-eau et les pompes à chaleur eau-eau. 

  • Pompe à chaleur sol-eau : il s’agit d’un système, dit « à boucle fermée », qui utilise des capteurs enterrés (sondes géothermiques verticales ou capteurs horizontaux) pour exploiter la chaleur du sol. Un fluide caloporteur (mélange d’eau et de glycol) circule en circuit fermé dans le système pour absorber la chaleur du sol et/ou de la roche. C’est le système géothermique le plus courant et le plus facile à installer en rénovation.
  • Pompe à chaleur eau-eau : ici, le système est dit « à boucle ouverte ». Il extrait directement la chaleur de l’eau souterraine (dans les nappes phréatiques) par un procédé de forage. L’eau souterraine est pompée puis passe par un échangeur de chaleur où ses calories sont transférées, puis l’eau est réinjectée dans la nappe souterraine par un second puits. Ce système de pompe à chaleur est souvent plus efficace, mais il est soumis à des réglementations et permis plus stricts en Belgique. C’est pourquoi il est bien moins courant. 

En résumé, la pompe à chaleur sol-eau est une pompe géothermique, mais toutes les pompes géothermiques ne sont pas forcément des sol-eau. La pompe à chaleur sol-eau tire sa chaleur du sol dans un circuit fermé, tandis que la pompe à chaleur eau-eau exploite la chaleur de l’eau souterraine dans un circuit ouvert. 

Échangeur de chaleur pour pompe à chaleur géothermique

Un mélange d’eau et de glycol circule dans des conduites souterraines et se réchauffe grâce à la chaleur naturelle du sol.

Cette chaleur est transférée à un liquide de refroidissement via un échangeur thermique (évaporateur), ce qui entraîne la transformation du liquide de refroidissement en gaz.

Ce changement d’état (vaporisation) est une étape cruciale du processus : il permet ensuite au compresseur d’augmenter la température du gaz et de chauffer ainsi l’habitation. 

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Combien coûte un forage pour une pompe à chaleur ? [Prix 2026]

Le montant total d’une pompe à chaleur sol-eau est composé de 3 parties, à savoir l’unité intérieure (la pompe en elle-même), le système de captage (réseau de tuyaux) et les frais d’installation (travaux, équipements, main d’oeuvre). 

Le coût du forage en lui-même va dépendre du type d’installation, verticale ou horizontale : 

  • Installation horizontale : comptez entre 8.000 € et 15.000 € pour les frais de terrassement, la pose des tuyaux et leur enfouissement (réseau de captage). 
  • Installation verticale : comptez entre 8.000 € et 20.000 € pour les frais de forage (prix calculé au mètre foré). 

Les prix de la pompe en elle-même et de l’installation varient entre 7.000 € et 15.000 € en moyenne (selon le modèle et sa puissance). Le budget pour une pompe à chaleur sol-eau verticale débute ainsi autour des 20.000 € et peut facilement dépasser les 30.000 € selon l’ampleur des travaux.

Modélisation 3D des capteurs horizontaux d'un système de pompe à chaleur

Les différentes options disponibles pour l’installation des réseaux de tuyaux dans les systèmes géothermiques

Un système géothermique extrait la chaleur du sol via un réseau de tuyaux. L’orientation des tuyaux – horizontale ou verticale – dépend notamment de l’espace disponible autour de la maison.

Option 1 : réseau de tuyaux horizontal

Les tuyaux sont placés à au moins 1,5 mètre de profondeur dans le sol à l’abri du gel, ce qui fournit suffisamment de chaleur. La surface nécessaire est généralement d’environ 200 à 400 mètres carrés, soit 1,5 à 2 fois la surface à chauffer (selon les déperditions de chaleur estimées).

Il existe un risque de gel si le réseau de tuyaux est trop petit, ce que vous pouvez éviter en ajoutant davantage de liquide antigel. Attention, cela peut toutefois réduire l’efficacité de la pompe et diminuer le rendement, ce qui peut rallonger le délai de retour sur investissement.

Tous les avantages et inconvénients en un coup d’œil

Avantages du réseau horizontal

Rendement constant et SCOP élevé : un réseau de tuyaux horizontaux offre un rendement élevé et plus fiable qu’un système aérothermique (air-air/air-eau) ainsi qu’un coefficient de performance saisonnier (SCOP) élevé.

Travaux d’excavation rentables : les travaux d’excavation nécessaires sont moins coûteux que pour un réseau de tuyaux vertical.

Système fermé avec réutilisation : le système est fermé, ce qui permet de réutiliser efficacement le liquide de refroidissement.

Refroidissement naturel en été : il offre la possibilité de passer au refroidissement naturel pendant la saison estivale, sans même avoir à faire fonctionner le compresseur.

Inconvénients du réseau horizontal

Grande surface au sol requise : cette méthode nécessite une surface au sol importante, ce qui n’est pas idéal en zone urbaine. Elle n’est pas non plus adaptée aux surfaces déjà aménagées (terrasses, jardins arborés…). 

Usage du sol limité : la surface au sol ne doit pas contenir de plantes afin de préserver l’efficacité de la pompe (zone ni bâtie, ni arborée). Cela exclut également tout pavage : rien ne doit isoler le sol.  

Rendement moins stable que le système vertical : pendant la saison de chauffage, la température du sol baisse, ce qui peut entraîner un rendement inférieur à celui d’un système vertical (notamment en cas d’hiver très rigoureux). Dans un système vertical, les tuyaux sont enfouis beaucoup plus profondément dans le sol, ce qui minimise les baisses de température éventuelles. 

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Option 2 : réseau de tuyaux verticaux avec sondes géothermiques

Lorsque l’espace horizontal est limité, on opte souvent pour une installation verticale. Des forages profonds, variant de 25 à 150 mètres en fonction de la composition du sol et de la puissance souhaitée, sont réalisés.

À partir de 50 mètres, la température est constante, ce qui garantit un rendement des plus stables pour la pompe à chaleur sol-eau tout au long de l’année (SCOP constant). Des tuyaux en plastique placés dans les trous de forage sont raccordés à l’évaporateur (échangeur thermique) de la pompe à chaleur.

Tous les avantages et inconvénients en un coup d’œil

Avantages du réseau vertical

Rendement élevé constant : un réseau de tuyaux verticaux offre un rendement élevé constant, car les influences saisonnières n’ont pas d’impact significatif.

Surface au sol limitée requise : par rapport aux systèmes horizontaux, un réseau de tuyaux verticaux nécessite peu de surface au sol, ce qui le rend adapté aux sites disposant d’un espace limité.

Inconvénients du réseau vertical

Coût des forages profonds : la nécessité de réaliser des forages profonds et avec des équipements spécialisés rend les systèmes verticaux plus coûteux, ce qui est un point à prendre en compte dans l’évaluation des coûts.

Etude des sols nécessaire : il est impératif de réaliser en amont des travaux une étude géologique et thermique de la zone (étude de faisabilité) pour déterminer la profondeur de forage possible. De plus, le forage peut parfois être ralenti selon la nature exacte de la roche rencontrée lors du forage, ce qui peut également augmenter les coûts d’installation

Permis nécessaires : selon les régions et les communes, les demandes de permis et les procédures administratives peuvent être longues et complexes.

schéma d'une habitation avec forage horizontal pour pompe à chaleur sol eau

À quelle profondeur faut-il installer une pompe à chaleur sol-eau ?

Selon les types de capteurs, la profondeur d’installation d’une pompe à chaleur n’est pas du tout la même : 

  • Capteurs horizontaux : installation par terrassement à une profondeur fixe déterminée de façon à rester hors gel toute l’année, soit entre 1,2 et 1,5 mètres de profondeur
  • Sondes verticales : installation par forage à une profondeur variable déterminée de façon à puiser la chaleur dans la ou les couches de sol les plus stables, soit entre 50 et 150 mètres en moyenne

La profondeur à laquelle une pompe à chaleur sol-eau doit être installée varie en fonction de plusieurs facteurs, notamment la composition du sol, la puissance du système de pompe à chaleur et les performances de chauffage visées.

Profondeur d’installation des systèmes géothermiques, tous types confondus :

  1. Systèmes peu profondsde 5 à 15 mètres :
  • Utilisés dans les zones où la nappe phréatique est relativement proche de la surface (PAC eau-eau).
  • Conviennent aux habitations ayant des besoins en chaleur limités.

2. Systèmes de profondeur moyennede 15 à 30 mètres :

  • Il s’agit d’une profondeur courante pour les pompes à chaleur sol-eau.
  • Convient aux besoins en chaleur moyens à élevés.

3. Systèmes profonds de 30 à 150 mètres (et plus) :

  • Utilisés dans les zones où la nappe phréatique est plus profonde ou dans le cas des PAC sol-eau avec capteurs verticaux. 
  • Conviennent aux situations où les besoins en chaleur sont élevés et où l’espace est limité.

La conception exacte et la profondeur doivent être déterminées par un expert après une analyse détaillée des conditions du sol et des besoins en chaleur du bâtiment.

Rendement d’une pompe à chaleur sol-eau [SCOP – Consommation]

Le rendement d’une pompe à chaleur sol-eau est évalué à l’aide du coefficient de performance saisonnier (abrégé SCOP), qui reflète les performances de la pompe tout au long de l’année.

Une pompe à chaleur sol-eau atteint généralement un SCOP moyen de 4,5 à 5,5. Cela signifie que pour une unité d’énergie consommée en fonctionnement, la pompe extrait et exploite 4,5 à 5,5 unités d’énergie.

Cette valeur peut monter à 6, voire 7 dans les meilleurs cas, pour des systèmes verticaux très performants et installés dans des conditions optimales (maisons très bien isolées, plancher chauffant…). La pompe à chaleur sol-eau est donc un investissement intéressant à long terme.

Notez toutefois que le rendement d’une pompe à chaleur ne dépend pas uniquement de la puissance de la pompe (indiquée sur l’étiquette du fabricant avec la valeur SCOP). En effet, le rapport rendement/consommation dépend de plusieurs autres facteurs, tels que : 

  • le degré d’isolation de la maison,
  • le nombre de personnes dans l’habitation, 
  • la superficie de la maison, 
  • la qualité de l’installation. 

Le rendement dépend aussi d’un facteur très important, à savoir la composition du sol.

Un ouvrier installe un plancher chauffant

Composition du sol

Le rendement d’une pompe à chaleur sol-eau dépend en très grande partie de l’isolation de la maison, mais il dépend aussi fortement de la conductivité thermique du sol, qui est influencée à la fois par la profondeur de forage et par le type de sol. Dans le cas d’un sol limoneux ou argileux (riche en eau), le rendement est par exemple deux fois supérieur en moyenne à celui d’un sol sablonneux ou sec. 

La composition du sol a donc un impact direct sur le dimensionnement des capteurs (en nombre et en profondeur) et donc sur le coût d’installation et sur le rendement final. De fait, une étude géologique du sol est indispensable pour dimensionner correctement le système et éviter un surcoût (surdimensionnement) ou un sous-rendement (sous-dimensionnement).

Du point de vue technique, l’efficacité d’un système est mesurée par ce qu’on nomme la « puissance thermique d’extraction spécifique« , que les experts expriment en watts par mètre linéaire de sonde (abrégé W/m). Celle valeur détermine la profondeur de forage : plus elle est haute, moins vous avez besoin de mètres de forage. 

L’eau est un excellent conducteur : plus la composition de votre sol est riche en eau, plus la puissance d’extraction sera élevée. Voici quelques exemples chiffrés pour y voir plus clair, selon le type de sol : 

  • Sol saturé en eau (ou roches compactes) : jusqu’à 65 W/m de puissance,
  • Sol argileux ou limoneux : en moyenne entre 30 et 40 W/m de puissance
  • Sol sableux ou sec : 20 W/m de puissance, voire moins. 

En termes de mètres de forage, par exemple pour une maison ayant besoin d’extraire 8 kW du sol (soit 8000 W), cela correspond à :

  • dans un sol sableux ou sec : 400 mètres de forage.
  • dans un sol saturé en eau : 133 mètres de forage,

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Nos lecteurs se posent également les questions suivantes à propos des pompes à chaleur sol-eau. Voici nos éléments de réponses : 

Pompe à chaleur air-eau ou sol-eau : laquelle choisir ?

+
Le choix du type de pompe à chaleur installé dans votre maison n’est pas qu’une question de préférence. Pour ce qui est de choisir entre une pompe à chaleur air-eau et une pompe à chaleur sol-eau par exemple, cela va dépendre avant tout de la configuration de votre terrain et de votre budget.
En résumé, une PAC sol-eau est plus adaptée dans le cadre d’une nouvelle construction ou d’une rénovation très importante (car elle requiert des travaux de forage et de terrassement) ainsi qu’aux budgets élevés. Une PAC air-eau est quant à elle accessible en simple rénovation, ou même pour une maison bien isolée, ainsi qu’aux budgets modérés (installation moins coûteuse car plus simple).

Quelles sont les règlementations sur les nuisances sonores des pompes à chaleur sol-eau ?

+
Les pompes à chaleur sol-eau ne sont pas vraiment concernées par les réglementations sur les nuisances sonores, pour la simple raison qu’il s’agit du type de pompe à chaleur le plus silencieux. En effet, à l’inverse des PAC air-eau ou air-air qui ont une unité extérieure dont le ventilateur émet un bruit en fonctionnement, les sondes des PAC sol-eau sont entièrement enterrées et ne génèrent pas de bruit.

Est-ce que l’installation est facile dans une maison ancienne ? 

+
L’installation d’une pompe à chaleur sol-eau n’est pas la plus adaptée dans une maison ancienne. Une telle installation requiert des travaux extérieurs importants, notamment pour les systèmes de captage. Qu’il s’agisse de capteurs horizontaux ou verticaux, leur installation nécessite un terrain dégagé et/ou accessible à des engins de forage lourds.

Est-ce qu’une pompe à chaleur sol-eau à 30kw est assez puissante pour une grande maison ?

+
Une puissance de 30 kW est très élevée : en vérité, cela correspond davantage à la puissance nécessaire pour chauffer de grandes surfaces, telles qu’un petit bâtiment commercial, un corps de ferme rénové ou une grande maison de luxe. Les puissances de PAC sol-eau courantes pour les habitations sont de 6 à 8 kW pour une maison de 150 m² neuve et bien isolée, et de 15 à 20 kW pour une grande maison ou une maison mal isolée. Il faut bien garder en tête que plus de puissance n’est pas synonyme de plus d’économie : un appareil surdimensionné n’est pas souhaitable, puisqu’il coûte plus cher et risque d’avoir une durée de vie réduite du fait d’un fonctionnement en sous-régime.

Quelle est la différence entre une pompe à chaleur air-eau et une pompe à chaleur sol-eau ?

+
La grande différence entre ces deux types de pompes à chaleur est qu’elles ne puisent pas leur énergie de la même source. La pompe air-eau puise son énergie de l’air extérieur, tandis que la pompe sol-eau utilise la chaleur du sol. De fait, les performances des pompes sol-eau sont plus stables que celles des pompes air-eau, puisque les températures du sol (surtout en profondeur) sont constantes toute l’année, tandis que l’air extérieur est bien plus sensible aux fluctuations de la météo.
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